//
Vous lisez...
Pris de marteau

Gulbis doit retrouver la foi

priere-genou-couchantAlléluia ! ALLÉLUIA !

C’était un peu comme l’invention du hoverboard de Retour vers le futur, on n’y croyait plus. Mais Ernests Gulbis l’a fait ! Le miracle est arrivé ! Il a remporté un match ! Face à Aleksandr Dolgopolov (7/5 4/6 6/1) pour son entrée en lice à Nice cette semaine. Sa dernière victoire datait du 14 mars dernier (à Indian Wells). Mais la résurrection fut de courte durée. L’homme au prénom aussi “agaçantç” à prononcer que que le club de rugby londonien des Wasps s’est vu crucifié (2/6 4/6) par son ancien partenaire d’entraînement, Dominic “Ponce Pilate” Thiem, dès le tour suivant. Pour trouver trace de deux succès d’affilée de l’actuel 25e joueur mondial, il faut remonter jusqu’à octobre.

Presque divin durant la première moitié de saison 2014, l’apôtre du “tennis-bourrin” porte désormais sa croix. Depuis sa demi-finale à Roland-Garros, il n’a remporté que 11 matchs. Deux seulement cette année. Des résultats l’ayant poussé à se séparer de Gunther Bresnik pour débuter une collaboration avec Tomas Enqvist avant Monte Carlo. Mais l’effet de l’ancien numéro 4 mondial sur son nouvel adepte se fait encore attendre. Fidèle à son style, le Letton multiplie toujours autant les pains. Seul hic, ceux-ci sont la plupart du temps distribués hors-limites. Une histoire de confiance. Avec une manière de prêcher aussi risquée que celle du rejeton de milliardaire, il ne faut souffrir d’aucun doute au moment de donner la messe.

Parfois, je peux être trop confiant sans aucune raison”, expliquait-t-il l’an passé à l’aube de Wimbedon. “C’est valable dans l’autre sens, il m’arrive aussi de douter sans aucune raison.” Certes, il ne faut pas perdre la foi après une ou deux défaites. Mais quand elles s’enchaînent, les raisons de douter prennent possession de l’esprit et propagent la fébrilité jusqu’au bout de la raquette. “À L’entraînement, je joue bien, je manque de confiance en match”, a lâché Gulbis les fesses encore rouge de douleur après la raclée (1/6 0/6) subie face à Andreas Haider-Maurer à Monte-Carlo. 10e au classement ATP après son beau parcours sur l’ocre parisienne l’an passé, le natif de Riga est aujourd’hui hors du top 20. Loin de son but.

“Mon objectif à long terme n’est pas d’être top 20”, a-t-il expliqué après son titre à Marseille en février 2014. “C’est d’être numéro un. Si je n’y parviens pas, je ne serai pas pleinement satisfait. (…) Je pense que les top players se méfient beaucoup de mon jeu, car ils savent que si je sers bien et que je suis agressif, c’est très difficile de m’affronter. Je ne pense pas encore jouer dans la même cour que le top 4 pour l’instant, je dois encore faire mes preuves. Mais je pense en être capable.” Avec les points d’un dernier carré à défendre Porte d’Auteuil, l’homme au coup droit d’albatros aura fort à faire pour ne pas s’éloigner encore un peu plus de la place de Pape du tennis.

S’il continue à accumuler les fautes directes et arroser autant que sur ses dernières sorties, il pourra se consoler en essayant de changer tout ça en vin. L’épicurien qu’il est devrait savoir faire bon usage de ce breuvage.

Amen.

Publicités

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Follow PRISE MARTEAU on WordPress.com
%d blogueurs aiment cette page :