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Pris de marteau

“Il m’a battu parce que mon slip était trop serré et aussi parce qu’il pétait à chaque fois que je servais.”

couv HDDeux ans après le succès de Top 5 tennis, Laurent Chiambretto – prof de tennis, globe trotter et directeur du Tennis Sporting Club dans le XVe arrondissement de Paris – publie son deuxième ouvrage : Le Dico bien frappé du tennis. Voici quelques petits extraits de ce recueil d’anecdotes cocasses et savoureuses que vous pourrez trouver dès demain en librairie.

 

Sécher : Le foot et l’école buissonnière sont souvent deux éléments indissociables chez les cancres et autres potaches en culottes courtes. Mais ne nous y trompons pas : même les plus grands sages d’entre nous peuvent succomber à la tentation. La preuve : lors du mondial de football 1970 organisé au Mexique, l’Italie vient d’éliminer la République Fédérale d’Allemagne 4 buts à 3 au terme d’une demi-finale exceptionnelle. Nicola Pietrangeli, présent au stade, assiste à la victoire historique de ses compatriotes. La tentation est alors immense de rester jusqu’à dimanche, jour de la finale contre le Brésil de Pelé. Problème de taille : Wimbledon démarre lundi et le double vainqueur de Roland-Garros (1959 et 1960) doit jouer son 1er tour contre l’Américain Ralston. Or, les vols Mexico-Londres ne sont pas légion à cette époque-là. Combiner les deux est donc purement im-po-ssi-ble. Ne reste plus comme option que le retour illico presto à Londres pour préparer le tournoi. En effet, il ne viendrait à l’idée d’aucun joueur sensé de privilégier un match de foot – toute finale qu’elle soit – à une participation au plus grand tournoi du monde. N’est-ce pas Monsieur Pietrangeli ? Eh bah non ! L’Italien va purement et simplement poser le lapin du siècle aux organisateurs de Wimbledon. Un simple mot d’excuse pour expliquer son forfait et le tour est joué. Pietrangeli assistera ainsi à la… déculottée de son pays contre le Brésil (1-4) pendant que son adversaire prévu, se qualifiera, sans jouer, pour le tour suivent. voir un joueur sécher leur tournoi et, en plus, être snobé pour du foot ; le camouflet avait vraiment été total pour les (si conservateurs) organisateurs londoniens.

 

Service

Coup pouvant ace-assiner l’adversaire. Une 1ère balle balèze met souvent hors-service. À l’inverse, une 2ème balle balbutiée permet au relanceur de saisir la balle au bond. Le retour de bâton n’en sera que plus terrible.

Synonymes : tenir son engagement, être bon pour le service.

Les différents types de service :
-Un service musclé et autoritaire est appelé un service d’ordre.
-Un service lent et peu efficace est appelé un service public.
-Servir comme un dieu peut être considéré comme un service religieux.
-Une double faute est appelée un service funéraire

Hommage : Le service de Karlovic Ivo sacrément le coup !

 

Sieste : S’assoupir Pendant son temps de travail est généralement à éviter ou tu du moins à faire le plus discrètement possible. Surtout lorsqu’on s’appelle Roger Gicquel et qu’on a présenté, durant 6 ans, le journal de 20 heures sur TF1. Pendant la conférence de presse de Yannick Noah à Roland-Garros, notre célèbre journaliste est, en effet, pris en flagrant délit de somnolence. Noah, d’humeur badine malgré sa défaite contre Perez-Roldan, interpelle alors la salle : “On est là à raconter des choses merveilleuses, et il y a quelqu’un qui dort sur son siège. Il ne doit pas aimer le sport. Éclat de rire général de l’assistance qui réveille en sursaut le journaliste. La meilleure défense étant l’attaque ; Gicquel choisit alors de répliquer par un retour aiguisé : “Et vous, est-ce qu’il ne vous est jamais arrivé de dormir sur un court ? Noah lui rétorque alors du tac au tac : “Bien sûr que si. C’est pour ça que je demande de temps en temps du café et que je mange du ginseng, ça réveille. Et ça fait bander ! Ce passing imparable laissa définitivement Gicquet sans voix. Jeu, set et match Noah. Le tennisman français avait été plus percutant et efficace que lors de son match.

Sportivité : Savoir reconnaître la supériorité de son adversaire est un exercice compliqué demandant humilité et effort sur soi-même. Le Zambien Lighton Ndefwayl en est le parfait exemple. À l’issue de sa défaite contre son compatriote Bwayla, notre perdant du jour rendit un “vibrant hommage à son adversaire. Extrait de cet hymne à la délicatesse et au fair-play : “Bwayla est un garçon stupide et absolument sans avenir. Il a un nez affreux et il louche. Les filles le détestent. Il m’a battu parce que mon slip était trop serré et aussi parce qu’il pétait à chaque fois que je servais. Cela m’a fait perdre ma concentration qui m’a rendu célèbre à travers le pays. Qui a dit que la Zambie manquait de poètes ?

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