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Pris de marteau

Vraiment, Richard ? VRAIMENT !?

Gasquet TBCelui qui a acquis le surnom de “Petit Mozart du tennis français” à une époque où il était haut comme trois pommes compose à nouveau. Enquiquiné par un dos en compote depuis fin février, Richard Gasquet retrouve la pêche cette semaine¹. Certes, loin des grands opéras, sur la petite scène de l’ATP 250 d’Estoril. Mais sur son revêtement favori, comme il aime souvent le rappeler. “Je savais que mon jeu pouvait le déranger, qui plus est sur terre battue, qui est ma meilleure surface”, a-t-il par exemple lâché après la taule (6/3 6/2 6/3) infligée à un Tomáš Berdych apathique en demi-finale de la Coupe Davis 2014. L’ocre, sa meilleure surface ? Vraiment ? VRAIMENT !?

En Grand Chelem, le natif de Sérignan a connu ses meilleurs résultats à Londres (demi-finale en 2007) et Flushing Meadows (demi-finale en 2013). À Roland-Garros, il n’a jamais passé les huitièmes de finale et n’a atteint la deuxième semaine “qu’à” trois reprises. Contre quatre à l’Open d’Australie, cinq à Wimbledon et l’US Open. Des résultats pouvant s’expliquer par les limites physiques du Français. Comme il l’a confié après sa défaite à Paris face à Wawrinka en 2013, “au bout de 3 heures et demie de jeu, [il] commence à fatiguer.” La dimension physique imposée par les échanges à rallonge sur brique pilée, et le format trois sets gagnants des Majeurs  l’usent au fil des tours et l’empêchent d’aller très loin.

On pourrait donc penser que le tennisman aux épaules tombantes s’estime plus performant sur terre par ses résultats au meilleur des trois manches. Erreur. Il a disputé trois finales de Masters 1000. Une sur ocre (Hambourg 2005), deux sur dur (Toronto 2006 et 2012). Son palmarès affiche 11 titres, tous glanés sur des ATP 250. Deux seulement l’ont été sur sa soi-disant surface de prédilection. Richard Gasquet est capable de briller sur l’ocre. C’est indéniable. Mais affirmer qu’il est plus à l’aise sur ce type de court semble être aussi vrai qu’un billet de Monopoly. Faire un gros coup à Roland-Garros lui sera compliqué. À moins qu’il ne tombe sur une carte chance au tirage, et voie sa partie de tableau frappée par une faillite des têtes de séries sur les premiers tours.

1. Gasquet a dû abandonner deux fois de suite. En quart de finale du tournoi de Dubaï face à Federer le 26 février, puis dès son entrée en lice à Indian Wells contre Berrer le 15 mars. Il n’avait plus joué depuis.
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Discussion

3 réflexions sur “Vraiment, Richard ? VRAIMENT !?

  1. C’est fort la salade de fruit au début de l’article ! ^^

    Plus sérieusement, peut-être qu’il se sent mieux sur terre-battue et qu’il ne tient pas compte des statistiques. Le paradoxe des stats… Ou peut-être qu’il devient fou ?

    Publié par HarryH | 1 mai 2015, 18:07
    • Souvent, il parle de son lift qui prend (logiquement) mieux sur terre battue qu’ailleurs (ex : « La surface n’est pas très rapide. Cela ne rebondit pas beaucoup. Mon lift et mon revers ne prennent pas tant que ça », après sa défaite contre Anderson à Bercy en 2012). Mais le lift ne fait pas tout non plus sur terre.

      Peut-être est-ce dû, aussi, à ses premiers gros résultats. La révélation, à 15 ans à Monte Carlo en battant Squillari (ancien demi-finaliste à RG). Ou encore sa victoire, à seulement 18 ans, contre Federer en 2005, toujours à Monte Carlo.

      Publié par prisemarteau | 1 mai 2015, 18:18
      • Il s’est perdu en chemin. Peut être qu’en début de carrière il jouait très bien sur terre battue. Mais son incapacité à faire mal en coup droit l’empêche de devenir une référence sur TB. En 2005 il jouait bcp plus sur sa ligne, faisait bcp plus mal sans pour autant être une grosse brute. Juste que ses frappes étaient plus lourdes. De plus, je trouve qu’il regresse au fil des années en coup droit. Enfin, je suis sévère mais disons qu’il ne progresse pas en tout cas.
        Aujourd’hui Gasquet se trompe dans sa tactique je trouve. Physiquement il n’est pas capable de supporter une telle intensité physique que lui impose le jeu à l’espagnol. Il arrondi beaucoup ses frappes et reste assez inoffensif. Sans parler de sa couverture de terrain qui n’est pas exceptionnelle. Bref un soi disant pur terrien qui n’en est pas un.
        Enfin bref, Gasquet a fait de drôle de choix dans sa carrière, notamment son coach. Qu’est ce que Bruguera a apporté à Gasquet ? On critique les méthodes de Rasheed mais il a fait de Gasquet ( et de Dimitrov aujourd’hui ) un très bon joueur. J’avais espéré au début de cette collaboration que Bruguera lui apporte quelque chose dans son coup droit mais non. J’ai parfois comparé Gasquet à Kuerten. Ils sont pour moi le même type de joueur mais l’intention n’est pas la même, le coup droit non plus. Des joueurs qui ont un revers qui fait de l’ombre à leur coup droit.

        Publié par Jokerline | 1 mai 2015, 20:55

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