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Insolite

La chute du juge de ligne et la balle fugueuse

Le match entre Andy Murray et Gaël Monfils a connu tellement de rebondissements que Gilles Simon aurait pu se blesser en sautant dessus. Au fond du trou, mené deux sets à zéro en quart de finale de Roland-Garros, la Monf’ a enfilé ses kangoo jumps pour revenir dans la partie. Puis, la nuit venant, dans l’ultime manche de cette rencontre à cinq bras, le ressort s’est cassé. Le fantasque français est resté cloué au sol, crucifié par un douloureux 6/0. Rencontre au scénario digne des plus grands dramaturges de la Grèce antique, ce Murray-Monfils a tout eu. Y compris d’insolites petites péripéties périphériques.

Dans le premier acte, alors que l’Écossais négocie une balle de trois jeux à zéro sur son service, un juge de ligne s’écroule. Narcolepsie ? Rude lendemain de soirée ? Violente bourrasque ? Le mystère reste entier. Mais rassurez-vous, Columbo, Derrick, Navarro et l’inspecteur Gadget sont sur le coup.

Chute juge de ligne
Un fait de jeu qui, bien qu’aucun des deux joueurs ne se soit plaint, pousse l’arbitre à lâcher un “replay the point” depuis le haut de son perchoir. “Si un joueur est gêné dans l’exécution de son coup par un acte intentionnel de son/ses adversaire(s), je joueur gagne le point. Le point est néanmoins rejoué si un acte involontaire de/des adversaire(s) ou un élément qui échappe au contrôle du joueur (à l’exception d’une dépendance permanente [exemple : un poteau]) l’empêche de jouer le point”, stipule le règlement. Les deux quarts de finalistes n’ayant a priori aucun dons surnaturels leur permettant de contrôler le corps ou l’esprit d’autrui à distance, le juge de ligne représente bien un élément échappant à leurs contrôles. La décision arbitrale est donc juste.

En revanche, en fin de deuxième set, M. Jake Garner fait un choix plus contestable. Alors que le vainqueur du dernier Wimbledon mène tranquillement 5/1 et sert pour le set, un “incident” survient. La faute à une poche trop petite ou une cuisse trop grosse, une balle aventureuse s’échappe du short d’“Angry” Murray. Dans un premier temps, l’arbitre donne le point à rejouer. Puis, devant les contestations de “Sliderman” combinées aux sifflets du court Philippe-Chatrier, il l’accorde finalement au chouchou de la foule et lui offre ainsi une balle de break.

Murray ball poche 2Murray balle poche
Selon la règle, lorsque une balle tombe de la poche d’un joueur ou que celui-ci voie choir sur le sol tout autre objet – casquette, bandana, lunettes – lui appartenant durant un échange, le point est rejoué. Si cela se produit une deuxième fois, il perdra le point. Or l’épisode de la balle fugueuse était une première pour le râleur venu d’Écosse. Jake Garner n’aurait donc pas dû donner raison à Monfils. “Heureusement”, à ce moment, le match était à sens unique. En cas de set beaucoup plus accroché, ou de folle remontée du Parisien s’il était parvenu à convertir cette “balle de break cadeau”, le Britannique aurait légitimement pu crier au scandale. Mais trêve de tennis-fiction. Orphelin d’une balle, la poche du fiston de Judy s’est consolée en accueillant la deuxième manche. Puis le match. Et quel match.

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