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Pris de marteau

Agnieszka Philippot

PhilippotMarcel Philippot peut se ronger les sangs. L’acteur débitant la célèbre rengaine “Je l’aurai un jour, je l’aurai !”, tirée de la série “Palace”, pourrait perdre le rôle vedette de la prochaine pub MAAF. La faute à Agnieszka Radwańska. Solidement ancrée au sein du top 5 depuis le 26 février 2012, l’ambitieuse tacticienne court toujours après son objectif numéro un : remporter un titre du Grand Chelem.

Par son jeu, la Polonaise aux bras fluets détonne dans le paysage tennistique féminin. Comme une rose au milieu d’un champs de plantes carnivores. À une époque où les crocs acérés des cogneuses ont pris le pouvoir, Radwańska use de variations, contres, et autres coups épineux pour s’immiscer parmi les toutes meilleures joueuses du monde. Seul hic : son service. Aussi puissant que le hurlement d’un muet, il est une proie facile dans laquelle ses adversaires prennent plaisir à mordre. Notamment sur seconde balle. À peine digne d’une mise en jeu, cette dernière s’apparente à une véritable passe pour des joueuses comme Serena Williams, Victoria Azarenka et Maria Sharapova. Résultat, la tenniswoman qui donne l’impression de ne pas avoir assez de force pour soulever sa raquette est largement déficitaire dans son face à face avec le surpuissant trio¹. Difficile, en somme, d’espérer pourvoir soulever un trophée majeur lorsque Serena, Maria et Victoria sont encore dans le coup.

Si Dominika Cibulková est repartie en monocycle à l’issue de la finale de l’Open d’Australie, la native de Cracovie peut-être considérée comme la grande perdante du tournoi. Alors que la plus titrée des sœurs Williams et Sharapova sont tombées en huitième, “Aga” s’est chargée elle-même de couper la tête d’Azarenka, la dernière reine encore en course, en quart de finale. De quoi s’offrir une occasion en or d’atteindre son rêve. Mais, parfaite opposée de Nicolas Flamel, la jeune femme de 24 ans a le don de transformer l’or en métal pour plomber les superbes opportunités qui lui sont offertes. Avant sa demi-finale perdue, l’actuelle 5e joueuse au classement WTA menait par 5 victoires à 1 face à Cibulková (dont une humiliante double bulle à Sydney l’an passé). Pourtant, à la surprise générale, Radwańska s’est faite rouler dessus (défaite 2/6 1/6) par la « mobylette slovaque”. Certes, une finale face à Na li aurait était loin d’être dans la poche², mais la championne venue de l’Est aurait eu toutes ses chances.

Ce n’est pas la première fois que la grande sœur d’Urszula manque de profiter de l’élimination du glouton monstre à trois têtes nommé “Willenkova”. L’année dernière, sur les courts verdoyants de Wimbledon, la Polonaise s’est hissée à la force de ses petits bras jusque dans le dernier carré. Entourée de trois joueuses classées au-delà du 10e rang mondial – Marion Bartoli (15e), Kirsten Flipkens (20e), et Sabine Lisicki (24e) – la finaliste de l’édition 2012 faisait office de grande favorite. Et, déjà, elle avait laissé passer sa chance en s’inclinant au bout du suspens (7/9 au troisième set) face à l’Allemande aux cuisses solides. Or, les occasions de ce genre risquent fort de ne pas être légion. Afin de ne pas connaître le même destin que le personnage joué par Philippot, Radwańska va devoir apprendre à ne plus laisser de telles opportunités lui filer sous le nez. Personnellement, plein de bonnes intentions, je lui ai conseillé une amputation de l’appendice nasal pour résoudre ce problème. Elle s’est mouchée avec ma proposition.

1. Agnieszka Radwańska 0 – 8 Serena Williams / Agnieszka Radwańska 2 – 8 Maria Sharapova / Agnieszka Radwańska 4 – 12 Victoria Azarenka

2. Agnieszka Radwańska 4 – 5 Na Li

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Discussion

2 réflexions sur “Agnieszka Philippot

  1. tes articles sont bons mais faut absolument que tu arrêtes les périphrases pour nommer les joueurs, c’est une insupportable imitation exagérée de la prose journalistique. « Del Potro », « l’Argentin », « La tour de Tandil », « Le jeune Sud Américain », « L’homme qui tenait une raquete comme un tronc d’arbre », « Le natif de l’hémisphère Sud »,…. ouf !

    Publié par jean | 26 janvier 2014, 16:23
  2. En tout cas moi j’ai bien ri quand j’ai lu « l’Allemande aux cuisses solides » 🙂
    Pas très poétique certes, mais diablement évocateur ! « aux cuisses en troncs d’arbre » aurait été pas mal aussi. Je m’empresse de préciser que j’aime bien Lisicki !
    Donc oui aux périphrases – à condition qu’elles soient explicites 🙂

    Publié par Asterix | 26 janvier 2014, 21:27

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