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Pris de marteau

Le Grand bluff

Grand bluffSi PokerStars sponsorisait Gaël Monfils, les meilleurs bluffeurs français semblent être Gilles Simon et Richard Gasquet. À quelques jours de l’Open d’Australie, les deux filous paraissaient au bord de l’agonie.  “Il me reste quatre jours et je me soigne du mieux que je peux”, se plaignait “Richie”. “Aujourd’hui (le 8 janvier), je ne suis pas capable de disputer cinq sets. (…) Je vais avoir besoin d’un peu de réussite. Pour l’instant, c’est clair que je ne vise rien lors de cet Open d’Australie”. “Gillou” poussait lui le bouchon un peu plus loin. Bien au-delà du culot de la bouteille. Après son abandon, justement face à Gasquet, en demi-finale du tournoi Kooyong, Simon le roublard était aperçu se trimballant perché sur une paire d’outils pour éclopé. “Tout le monde m’a vu avec les béquilles”, disait-il. “S’il s’est fracturé le cinquième métatarse, il sera plâtré et absent pendant six semaines”, lâchait après coup le physiothérapeute de l’épreuve exhibition. Le 11 janvier, deux jours avant le début du Majeur australien, la FFT annonçait même officiellement le forfait du tennisman aux mollets de coquelet.

Finalement, sur le flop, Gasquet et Simon ont respectivement tiré David Guez et Daniel Brands. Sans problème galopant comme un jeune poulain, le joueur au revers à une main cristallin s’est imposé en 3 sets face à son compatriote. De quoi faire rougir de tristesse la génitrice du vaincu : la mère Guez (pardon). De son côté, le plus âgé des deux acolytes dupeurs  a dû batailler pour ne pas perdre tous ses jetons d’entrée. 5 sets, 7 balles de matchs sauvées, et 4h34 de jeu, c’est ce qu’il a fallu au Niçois pour lessiver Brands. “J’étais vraiment dans un sale état après Kooyong, samedi (le 11 janvier)”, a déclaré le « Frenchie” à l’issue de sa filouterie victoire. “Je pense que j’ai vraiment été chanceux de voir ma cheville récupérer aussi vite. C’était quand même vraiment limite pour jouer aujourd’hui (le 14 janvier). (…) Je suis bien loin de jouer sans douleurs, ça fait vraiment mal quand même. Mais, sur le court, je me suis vraiment concentré sur ce que j’avais à faire.” Un miracle signé Gilles de Lourdes.

Au deuxième tour, Richard Gasquet s’est une nouvelle fois tiré d’affaire sans perdre une seule manche (face à Nikolay Davydenko). Sans montrer le moindre signe de douleur. Toutefois, il n’a pas eu à puiser dans ses réserves. Il faudra attendre un adversaire plus coriace pour voir si, l’épuisement venant, sa lésion intercostale le ferait flancher. Quant à Simon, l’homme à deux doigts d’entrer sur le court muni de béquilles, il s’est attiré les faveurs du destin. Pour son prochain match, il affrontera un Marin Čilić sortant lui aussi d’une entrée en lice à rallonge. Pas sûr, néanmoins, que le bluff des deux Tricolores tiennent le choc jusqu’à la rivière.

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