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Pris de marteau

Tsonga mise sur “l’As” et “le Scud”

Tsonga Ascione EscudéUn champignon, une tortue géante, ou encore un immense singe. Voilà quelques farfelus personnages que vous pouvez voir rouler en tête à l’occasion d’une partie de Mario Kart. Sur le circuit ATP, la course est écrasée par un “Taureau” et un “Djoker”. Deux énergumènes sur lesquels peaux de bananes et carapaces (même rouges !) n’ont aucun effet. Alors la concurrence, et notamment Jo-Wilfried Tsonga, s’interroge. “Qu’est-ce qui peut venir à bout d’un ‘Djoker’ ? Facile, un As ! Et comment abattre un ‘Taureau’ aussi coriace ? Hmm… avec un ‘Scud’, au minimum.” Résultat, fin octobre, le tennisman né sur la terre des rillettes a choisi le duo Thierry Ascione-Nicolas Escudé pour l’entraîner.

Depuis plusieurs années déjà, Jo-Wilfried Tsonga affirme que son “objectif est de gagner un tournoi Grand Chelem”. Pour ce faire, il lui faudra (très probablement) devoir éteindre les deux soleils que sont Rafael Nadal et Novak Djokovic. Pas de quoi, cependant, brûler les ailes ambitieuses d’Ascione et Escudé. « Nous estimons que nous pouvons l’emmener là où il veut”, affirme le premier nommé. Ce tandem peut-il réellement permettre au finaliste de l’Open d’Australie 2008 de franchir le palier qui le sépare encore de l’un des quatre titres majeurs ?
Je ne remets pas en doute les qualités d’entraîneurs du “Scud” et de “l’As”. Les deux hommes ont fait leurs preuves. Cette saison, sous la houlette de “Nico le Sec” et “Titi le joufflu”, Nicolas Mahut a soulevé les deux premiers trophées de sa carrière (ATP 250 de s’-Hertogenbosh et Newport). Escudé et Ascione continueront d’ailleurs d’entraîner Mahut tout en s’occupant de Tsonga. “Il y aura toujours l’un de nous deux avec eux, mais toujours séparément”, a confié Ascione. “Ce sera chacun pour sa pomme. Il n’y aura pas d’entraînement commun. Et si les deux joueurs sont ensemble sur les mêmes tournois, ce sera encore plus simple.
En revanche, les deux acolytes n’ont qu’une “faiblichonne”, voire aucune, expérience du très, très, haut niveau. Comme joueur, Escudé, 17e mondial à son top, n’a connu qu’une fois le plaisir de taquiner la balle au sein du dernier carré d’un tournoi du Grand Chelem. Ascione, lui, n’est jamais parvenu à dépasser le deuxième tour dans ce type de compétition, et s’est hissé, aux mieux, au 81e rang du classement ATP. Et comme entraîneurs les deux intéressés ne peuvent, pour le moment, se targuer d’aucune performance de grande envergure sur l’une des quatre levées majeures. Lorsque “JWT” se retrouvera à ce stade de la compétition, seront-ils en mesure d’apporter le petit plus qui lui fait encore défaut ? Eux qui n’ont jamais connu cette situation si particulière, pourront-ils trouver les mots justes, l’attitude adéquate et les conseils judicieux ?

Certes, “Titi” et Grosminet “Nico” peuvent acquérir cette expérience avec le temps. Ce sont encore deux jeunes entraîneurs. Seul hic, pour « Jo » le sablier est déjà presque écoulé. “Pour réaliser mon rêve (gagner un tournoi du Grand Chelem), je me donne deux, trois ans, jusqu’à trente ans”, a-t-il déclaré fin 2012. Une fois trentenaire, le gaillard de 28 ans devrait, tout doucement, commencer à décliner physiquement. Il en est conscient. D’ici là, le duo Ascione-Escudé aura à peine de quoi accumuler assez d’expérience pour pouvoir aider, de façon notable, leur nouveau protégé dans la dernière ligne droite d’une levée du Grand Chelem. Sachant cela pourquoi le numéro 10 mondial ne s’est-il pas entouré d’un grand nom du tennis ayant déjà cette fameuse expérience ? Un tel choix lui aurait sans doute offert un précieux gain de temps.

Longtemps maudit et fébrile en finale “grandchelemienne”, Andy Murray a eu la lumineuse idée de faire appel à Ivan Lendl afin de trouver la lumière au plus vite. De son côté, il y a quelques jours, Richard Gasquet a officialisé le début de sa collaboration avec Sergi Bruguera, double vainqueur de Roland-Garros (1993 et 1994). “Il a de l’expérience, il sait ce que c’est que de gagner des grands matchs”, a déclaré “Richie” au sujet de son nouveau coach. “Pour moi c’est important d’avoir un mec qui sait de quoi il parle, notamment pour les demi-finales de Grand Chelem ou les matchs à Roland-Garros.” Suffisant pour griller la priorité à Tsonga dans la course à la succession de Yannick Noah ?

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