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Pris de marteau

Raonic, leader d’une génération en retard (?)

New generation.promoFolâtrer insouciamment dans la cour de récré, c’est fini. Grâce à sa finale (perdue 2/6 2/6 face à Nadal) au Masters 1000 du Canada, Milos Raonic a fait son entrée chez les grands, dans le top 10. En renvoyant Richard Gasquet à ses révisions (le français a reculé au 11e rang), Raonic est devenu le premier canadien de l’histoire à s’inviter parmi les 10 meilleurs joueurs du monde.  À 22 ans, il a sauté quelques classes par rapport aux petits camarades de sa génération. L’élève d’Ivan Ljubicic est le premier joueur né dans les années 90 parvenant à s’immiscer dans le gotha du tennis mondial. De quoi recevoir trois bons points et une grande image d’un seul coup ! S’il ne possède qu’un léger temps d’avance sur Jerzy Janowicz, les autres membres de la « classe biberon » sont eux à la traîne.

Leader des tennismen né dans les 90’s, en terme de classement, « Milace » Raonic  cherche encore à atteindre le grand huit d’un tournoi du Grand Chelem. Contrairement à Jerzy Janowicz et Bernard Tomic. Cet été, le Polonais au visage creusé était dans le dernier carré à Wimbledon, quant au caractériel australien il s’est hissé, en 2011, à 18 ans, jusqu’en quart de finale sur le gazon londonien. Depuis, avec son attitude parfois digne d’une parfaite tête à claque et ses problèmes extra-sportifs, Tomic peine à confirmer. S’il fait office de premier de la classe parmi sa génération, Raonic n’a rien d’un surdoué en comparaison de la précédente. Face à Nadal, Djokovic, Murray, del Potro & co, il passe même presque pour un cancre coiffé du bonnet d’âne.

Est-ce la promotion des Raonic, Janowicz, Dimitrov, Tomic, et autre Harrison qui manque de talent, ou la génération précédente est si forte qu’elle les empêche d’émerger au tout meilleur niveau ? Lorsque Nadal, Djokovic, et autre Murray sont arrivés, Roger Federer écrasait le circuit ATP. Mais derrière lui, il est coutume d’affirmer « qu’il y avait la place », comme on dit dans le jargon. Malgré tout, il fallait quand même déloger quelques grands noms de l’histoire du tennis comme Andy Roddick, Lleyton Hewitt, Marat Safin ou encore Gustavo Kuerten (qui eux aussi ont connu leurs premiers gros résultats plus jeunes que Raonic, Janowicz, Dimitrov etc.). D’autres de cette génération, désormais trentenaires, comme Roger Federer (32 ans), David Ferrer (31 ans) ou Tommy Haas (35 ans), sont toujours au top. Toujours devant les jeunes pousses des 90’s. Et ces derniers auraient intérêt à faire leurs devoirs avec application. Dans le cas où la prochaine génération, celle des joueurs nés à partir de 1995, venait à être dorée, elle pourrait bien leur damer le pion, et les trophées majeurs, lorsque les Nadal, Djokovic, Murray, del Potro et compagnie seront sur la fin. En somme, même en prenant de l’âge, les enfants des 90’s pourrait enchaîner les redoublements et passer toute leur scolarité loin de la cour des grands.

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Discussion

2 réflexions sur “Raonic, leader d’une génération en retard (?)

  1. Pas évident quant l’on est jeune de s’imposer dans un sport où la part du physique est devenue primordiale depuis maintenant 5 ans environ, La maturité physique des sportifs est aux environs des 25 ans. Le tennis constitué de vedettes précoces, dont le dernier exemple paradoxalement serait Nadal, est une époque révolue à mon avis donc inutile de demander la lune à des petits « jeunes », même si 20/22 ans ce n’est plus de toute première jeunesse pour un sportif, dont les capacités physiques sont encore en train de se forger, même s’ils sont capables de coups d’éclats, ils n’ont nullement la capacité de soutenir la cadence physique, car ils n’ont ni l’endurance ni la tonicité de leurs aînés.qui ont sont déjà mûrement accompli en tous points sur l’aspect physique.

    Publié par Marc | 15 août 2013, 12:38
  2. L’importance physique dans le tennis n’est pas toute nouvelle. Des joueurs comme Hewitt ou Coria se sont imposés très jeunes au plus haut niveau avec un jeu essentiellement basé sur le physique.

    D’un autre côté, Novak Djokovic a réussi ses premiers gros résultats sans être impressionnant physiquement. A l’époque, il n’était pas rare de le voir craquer (voire abandonner) lorsque le match dépassait les 3h30 de jeu. Il n’est devenu un monstre physique (l’égal de Nadal !) qu’à partir de fin 2010 (grâce à un changement d’alimentation pour régler son intolérance au gluten et une opération nasale pour mettre un terme à ses problèmes respiratoires, d’après lui). Comme quoi, même sans être Marathon Man, c’est possible.

    Un autre exemple : Richard Gasquet. Bien que très faible physiquement, Gasquet a réussi de grosses performances bien plus tôt que la génération 90’s grâce à son talent.

    Publié par prisemarteau | 15 août 2013, 15:32

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