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Pris de marteau

« Une paire de boules monumentale », le style Simon

Simon blessuresOn connaissait l’expression « rire à s’en tenir les côtes », Gilles Simon a en mis lui une nouvelle en pratique : « tousser à s’en fêler les côtes ». Lors de la saison sur gazon, Simon est tombé malade. « Comme il faisait – comme d’hab – trois degrés en Angleterre, on a cru que j’avais la crève« , a confié le Français. « Mais quand je suis rentré à Neuchâtel (après sa défaite à Wimbledon), ça devenait de plus en plus souvent violent. On a vu que c’était la coqueluche et qu’en toussant je m’étais fêlé une côte (…) Il y a de bonnes chances que je reprenne à Montréal« . Bien présent au Québec pour le Masters 1000 canadien, « Gillou » n’aura pas fait long feu au pays des bûcherons. Comme à Washington (ATP 500) une semaine plutôt, Simon s’est incliné au premier tour. Battu (6/2 1/6 1/6) par Nikolay Davydenko, 47e joueur mondial. Ne passant que 37 % de ses premières balles, le Niçois de naissance a reconnu ne pas être en pleine forme après sa défaite face au Russe au sourire « discret » . « Mes côtes me font toujours souffrir, mais la douleur devrait passer dans les prochains jours« , a-t-il déclaré. « Donc le but est d’être prêt quand la douleur sera partie. Là, je suis capable de m’entraîner, c’est bien. »

Se sachant loin d’être au top et n’ayant donc que peu de chances de l’emporter face à Davydenko, pourquoi Simon a-t-il décidé de jouer au risque de « tirer » sur sa blessure ? Surtout que, de son propre aveu, il n’était qu’à quelques jours de retrouver la pleine mesure de ses moyens physiques. N’aurait-il pas été plus judicieux de faire l’impasse sur Montréal afin de se préparer au mieux pour le Masters 1000 de Cincinnati la semaine prochaine (du 11/08 au 18/08) ? D’autant plus que l’ancien 6e mondial est un peu l’anti-incassable. L’Abou Diaby du tennis. Presque aussi souvent à l’infirmerie que sur les courts de tennis, celui que Benoît Maylin (journaliste tennis intervenant notamment dans l’Equipe du soir) surnomme « la momie » était déjà mal en point lors de la saison sur herbe. Avant son entrée en lice face à Féliciano Lopez au premier tour de Wimbledon, le Tricolore s’était bloqué le cou. Malgré tout, il avait décidé de jouer. Résultat, une défaite en trois petits sets. « Vous ne voyez pas que ça s’améliore, mais moi si : la saison passée ça (se bloquer le cou) m’est arrivé onze fois, là ‘que’ trois« , a-t-il raconté, non sans humour, à l’issue du match. « J’ai pensé à déclarer forfait mais j’ai tout donné pour essayer d’être en état. Je peux avoir l’air résigné mais hier (le 24/06) j’avais une paire de boules monumentale. » À force de se reposer sur sa « grosse paire » et de se présenter diminué, Simon enchaîne les défaites d’entrée. Il en est déjà à trois « first » consécutifs (Wimbledon, Washington et Montréal). Si cette série venait à se poursuivre, les moqueurs pourraient avoir matière à rire jusqu’à s’en fêler les côtes.

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Discussion

Une réflexion sur “« Une paire de boules monumentale », le style Simon

  1. Lis ce lien pour les réponses à tes questions:
    http://www.asapsports.com/show_interview.php?id=91537

    Publié par nems | 12 août 2013, 13:21

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