//
Vous lisez...
Pris de marteau

Tsvetana « Noël » Pironkova

PironkovaTsvetana Pironkova, c’est comme Nöel. Cadeau pour les yeux des amateurs de beau jeu, la Bulgare élancée ne régale les aficionados du tennis qu’une fois par an. Généralement à Wimbledon, lorsqu’elle se trouve (joliment) emballée dans une tenue blanche. Tête haute, buste droit, Pironkova trimballe son allure élégante sur les courts avec plus ou moins de réussite. À 25 ans, « Tsveti », comme la surnomme ses proches, a déjà participé à 27 levées du Grand Chelem. Malheureusement, excepté à Flushing Meadows l’an passé, elle n’a jamais atteint les huitièmes de finale d’un tournoi majeur autre que Wimbledon. Pis encore, à part l’exception US Open 2012 (qui confirme la règle) elle s’est toujours arrêtée au deuxième tour loin du gazon londonien. Gazon sur lequel elle se plaît à prendre le soleil, et la pluie anglaise qui va avec (!), depuis quatre saisons. Ces résultats s’expliquent par la nature de son jeu. « C’est vrai, mon style de jeu est bien plus à son avantage dans les conditions indoor ou sur gazon« , a confié la Baltique à la chevelure brune au site TenFem.com lors de l’Open GDF-Suez 2012. Or, il n’existe aucun tournoi du Grand Chelem se jouant en indoor et un seul sur Gazon : Wimbledon. Là où celle qui n’a jamais atteint la finale d’un tournoi WTA obtient ses meilleurs résultats « grand chelemiens » et joue les coupeuses de tête depuis quelques saisons maintenant.

En 2010, alors classée au-delà de la 80e place mondiale, elle s’offre Venus Willimans, quintuple vainqueur du tournoi, avant de chuter face à Vera Zvonareva en demi-finale. L’année suivante, la tenniswoman venue du pays du yaourt (!) débarque dans la capitale britannique affublée du statut de tête de série. Certes la 32e et dernière, mais tête de série quand même ! Au troisième tour, elle retrouve Zvonareva, tête de série numéro 2, et prend sa revanche en deux petits sets. Facile. Au match suivant, encore une vieille connaissance : Venus Williams. Là encore, « Pironk » s’impose et ne laisse même que cinq jeux à son adversaire aux jambes interminables. Trop facile. Finalement, seule Kvitova, la future vainqueure, parviendra a écarté la « coupeuse de tête » après une lutte acharnée de trois manches en quart de finale. L’an passé, redevenue non-tête de série, elle chute dès le deuxième tour face à la numéro une mondiale Maria Sharapova (6/7 7/6 0/6). Mais pour ne pas déroger à sa règle du « je n’atteins qu’une fois par an la deuxième semaine d’un tournoi du Grand Chelem », deux mois plus tard,  elle se hisse en huitième de finale de l’US Open. Cette année, après des défaites d’entrée à l’Open d’Autralie et Roland Garros, la native de la coquette ville de Plovdiv a débarqué à « Wimby » avec le rang de 74e joueuse à la WTA. Au premier tour, elle fesse copieusement (je parle toujours de tennis, hein !) Anastasia Pavluychenkova, tête de série numéro 21 (6/0 6/1). Finalement, elle est stoppée aux portes des quarts de finale par Agnieszka Radwanska, 4e mondiale et finaliste 2012, après une âpre bataille de deux heures et demie (6/4 3/6 3/6). Sans doute le plus beau match de la quinzaine côté féminin (avec le non moins fameux S. Williams vs. Lisiscki). Fidèle à elle même, la huitième de finaliste de ce Wimbledon 2013 ne devrait pas donc aller bien loin lors du prochain US Open. J’espère que vous en avez bien profité, le « Noël pironkovien » est passé.

Publicités

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Follow PRISE MARTEAU on WordPress.com
%d blogueurs aiment cette page :