//
Vous lisez...
Pris de marteau

Goliath, ce judicieux

David vs GoliathC’était David contre Goliath. Mais malheureusement pour lui, le plus petit des deux n’avait pas de fronde à disposition pour dominer le géant adverse. Face à « l’Ogre de l’ocre », David Ferrer n’a pas existé. Si on devait choisir un panneau de signalisation pour symboliser la finale de Roland Garros, ce serait celui du sens unique. Sacré à Paris, Nadal pose les fondations de son triomphe depuis de longues semaines. Freiné par une blessure, l’Espagnol a du se ranger sur le bas-côté durant sept mois la saison passée. Après sa sortie de route au deuxième tour de Wimbledon 2012, le « Taureau de Manacor », une nouvelle fois touché au genou, ne recevra  le feu vert médical pour reprendre la compétition qu’au début de l’année 2013. C’est là que « Rafa » et son staff vont prendre une première décision qui a joué un rôle essentiel dans la future victoire de Nadal à Roland Garros. Malgré l’aval des médecins, le tennisman qui ne marche pas sur les lignes décide de zapper l’Open d’Australie et repousse son retour au tournoi de Viña del Mar, début février. Intelligent.

En manque de repères après des mois d’absence, il risquait de perdre contre un adversaire inférieur à son standing au pays des kangourous. Plutôt que de se mettre sous pression dans la lumière d’un tournoi du Grand Chelem, Nadal choisit une tournée sud-américaine pour son grand retour. Sur sa surface favorite, dans des tournois de seconde catégorie (ATP 250 de Viña del Mar et São Paulo, ATP 500 d’Acapulco). En mars, une finale et deux titres plus tard, le champion au slip trop serré revient dans la cour des grands au Masters 1000 d’Indian Wells. À la surprise (presque) générale le gaucher s’impose, et prend une nouvelle décision pleine de bon sens. Là ou la plupart des joueurs, portés par l’euphorie de la victoire, auraient souhaité poursuivre sur leur lancée, le « surlifteur » venu d’Espagne décide de faire l’impasse sur le Masters 1000 de Miami qui se joue dans la foulée. Après avoir enchaîné quatre tournois, Nadal sait qu’il doit offrir du repos à son genou s’il ne veut pas franchir de nouveau la ligne blanche. C’est grâce à ces choix judicieux que « Rafa » s’est mis dans les meilleures dispositions possibles pour triompher à Paris et remporter son douzième titre du Grand Chelem.  De son côté, David, s’il n’est pas parvenu à transformer la balle en pierre pour atteindre la tête de Goliath, peut se targuer de chiper la place de son compatriote au classement ATP. Fort de sa finale, « Ferru » repasse numéro 4 mondial, au nez et à la barbe de Nadal. Ou comment jouer à qui perd gagne.

Publicités

Discussion

2 réflexions sur “Goliath, ce judicieux

  1. pourquoi « au slip trop serré »?

    Publié par Emeline Collin | 11 juin 2013, 16:44

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Follow PRISE MARTEAU on WordPress.com
%d blogueurs aiment cette page :