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Pris de marteau

« Rafikisé »

photo_1370369534263-1-0Pas polymorphe pour un sou, Roger Federer s’est pourtant retrouvé transformé en Rafiki. Éliminé en quart de finale, le Suisse a quitté Roland Garros l’arrière-train tout bleui par la fessée que lui a infligé Jo-Wilfried Tsonga (5/7 3/6 3/6). Si le Français à la carrure de meuble a livré un très bon match, l’égérie de Rolex affichait, lui, une petite forme. Était-il en pleine possession de ses moyens physiques ? Loin de moi l’idée de minimiser la superbe victoire de « Jo ». Même face à un bon Federer, ce Tsonga là avait tout à fait les moyens de l’emporter. Il l’avait d’ailleurs prouvé à Wimbledon, en 2011, en réalisant l’exploit, jusqu’alors inédit, de remonter deux sets au Suisse pour finalement s’imposer (Djokovic en fera de même quelques semaines plus tard à l’US Open). Mais écraser « Rodgeur » en trois sets est une performance d’une rareté rare (!). Depuis que le Bâlois a pris la pleine mesure de son talent en remportant son premier tournoi du Grand Chelem en 2003 (Wimbledon), seuls trois joueurs étaient parvenus à le sortir d’un majeur sans concéder une manche. Trois monstres nommés Gustavo Kuerten (Roland Garros 2004), Rafael Nadal (Roland Garros 2008) et Novak Djokovic (Open d’Australie 2008 et 2011, Roland Garros 2011). Tsonga est donc devenu le quatrième mousquetaire.

Autre indice de la possible diminution physique de l’ex-numéro 1 mondial, son attitude. Federer a très vite semblé résigné, comme s’il sentait que, sur ce match, il n’avait pas la condition nécessaire pour battre un Tsonga en pleine forme. Touché au dos à Indian Wells, l’homme aux 17 titres du Grand Chelem a ensuite pris sept semaines de repos avant de faire son retour sur le circuit, à Madrid. Malgré cette pause, certains observateurs du tennis estiment que cette blessure n’est pas totalement guérie. Sur le plateau de l’Équipe 21, Sarah Pitkowski (ancienne 29e joueuse mondiale), a affirmé que Roger Federer portait une ceinture de contention afin de soulager son dos. En outre, celle-ci a  judicieusement fait remarquer que le Suisse a gardé le même t-shirt tout au long de son match face à Tsonga. Habituellement, il en change à chaque fin de set (comme Arnaud Clément, quel copieur !). Un détail, loin d’être anodin, qui confirme l’hypothèse de la ceinture de contention. S’il s’était aventuré à enfiler un nouveau t-shirt, il aurait dévoilé sa faiblesse physique à son adversaire. Pourtant, « Fed » a démenti toute blessure. « Non, pas du tout« , a-t-il répondu à un journaliste lui demandant s’il était touché physiquement après son match en cinq sets face à Simon. Une réponse à prendre avec des pincettes. En grand champion qu’il est, Federer sait qu’un joueur de classe ne se repose par sur une légère blessure pour « excuser » sa défaite. Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace.

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  1. Pingback: Federer, retour sur terre pour une remise à flot | PRISE MARTEAU - 16 juillet 2013

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