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Pris de marteau

Gasquet et une histoire de bateaux

3154267_3_9762_richard-gasquet-buenos-aires-le-3-avril_19bc2f895ffc02456a89be46c81cc195Traverser l’Atlantique à la rame, sans rame. Wimbledon mis à part, c’est un peu le défi de Richard Gasquet à chaque levée du Grand Chelem. Opposé à Stanislas Wawrinka en huitième de finale de Roland Garros, le Français a pris l’eau physiquement à partir de la fin du quatrième set. Au courage, l’enfant de Sérignan a écopé tant qu’il a pu pour éviter le naufrage. Après une belle bataille, il a finalement dû baisser pavillon devant « l’autre Suisse » (6/8 au cinquième set). Pourtant, le « petit Mozart du tennis français » abordait ce match tout frétillant, sans avoir perdu le moindre set. De son côté, Wawrinka en avait déjà laissé filer deux en route. A part à « Wimb », où les spécificités du jeu sur gazon rendent la dimension physique moins importante, Gasquet n’a aucune chance de se hisser un jour en finale d’un tournoi du Grand Chelem s’il ne s’améliore pas dans ce domaine. Mais a-t-il réellement les moyens de progresser physiquement ?

 « Je sais qu’au bout de 3 heures  et demie de jeu, je commence à fatiguer« , avouait « Richie » après sa défaite face à Wawrinka. Depuis des années, les observateurs du tennis reprochent à Gasquet de ne pas suer assez à l’entraînement. Pourtant, le numéro 9 à l’ATP affirme avoir flingué plus d’un t-shirt. « Je fais le maximum de ce que je peux physiquement pour m’entraîner. Je suis à mon maximum d’entraînement. Je fais tout ce que je peux. » Pourquoi ne pas le croire ? De base, Gasquet n’a peut-être tout simplement pas les qualités physiques naturelles pour rivaliser avec les athlètes du circuit. Bourré de talent comme Boris Elstine pouvait l’être à la vodka, l’élève de Ricardo Piatti et Sébastien Grosjean s’est toujours baladé avant son passage chez les « grands ». Gambadant tranquillement d’une catégorie à l’autre, il devient le plus jeune champion du monde junior de l’histoire à 16 ans et 10 mois en 2002 (record battu depuis par l’Américain Donald Young). Facile chez les jeunes, Gasquet n’a que très rarement eu a puiser dans ses réserves. Résultat, il n’a peut-être pas développé sa résistance physique durant cette période. Aujourd’hui, même en travaillant d’arrache-pied jusqu’à finir unijambiste, il devient difficile, et c’est un euphémisme, de faire d’une barque un véritable offshore.

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Discussion

Rétroliens/Pings

  1. Pingback: Gasquet, tableau en or pour un chef d’œuvre | PRISE MARTEAU - 27 août 2013

  2. Pingback: Vraiment, Richard ? VRAIMENT !? | PRISE MARTEAU - 1 mai 2015

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