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Pris de marteau

Simon, une manche, un slice

Il a manqué une manche à Gilles Simon. Dit comme ça, on pourrait croire le « coquelet » français subitement pris de passion pour le style Martina Hingis 2001. Bien que cela lui serait sans doute très saillant, la manche en question est celle qui aurait pu permettre au poids plume  tricolore de mettre K.O Roger Federer en huitième de finale de Roland Garros. Sonné, roué de coups par le plus grand poids lourd de l’histoire du tennis, Simon perd (très) rapidement le premier round. Mais, après une une baisse de régime de « Rodgeur » combinée au réveil de « Gillou », le combat s’équilibre et le Tricolore remporte les deux suivants. A peine le temps de rêver, que Federer inverse la tendance et se qualifie finalement pour les quarts (6/1 4/6 2/6 6/2 6/3). Son 36e d’affilée en Grand Chelem, la routine. Comme au pays des kangourous en 2011, Simon a poussé « sa Majesté » au cinquième. Comme en 2011, il s’est incliné.

Pour résumer grossièrement, Federer a connu un passage à vide permettant à Simon de mener par deux manches à une. Mais une fois le Fed(erer)ex(press) remis sur les rails, l’issue du match semblait inéluctable. Malgré une belle résistance du tennisman aux mollets fluets.

En voyant jouer Simon, une question me turlupinait : pourquoi, diantre (oui, j’aime me parler avec des mots désuets), ne s’entraîne-t-il pas à maîtriser le slice de revers ? Je ne prétends pas qu’avec ce coup dans sa panoplie Simon aurait réussi le crime de lèse-majesté. Loin de là. Je pense simplement que cette arme serait plus qu’intéressante pour le Marathon Man du tennis français. Contreur, joueur de filière longue, Simon disposerait d’un nouvel atout pour pouvoir casser le rythme au cours d’un échange, et apporter plus de variété à son jeu. Nadal et Djokovic, peu enclins à passer sous la balle au début de leurs carrières, ont su apprendre à contrôler ce geste pour compléter leurs jeux. Certes, ils ne l’utilisent pas aussi naturellement que Federer, et très rarement de façon offensive, mais ils savent en faire bon usage au besoin. Fin tacticien, Simon voit son sport comme un jeu d’échec. En se privant du chop, il se retire un pion, et donc une chance de faire tomber les rois.

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